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ervice de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale

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Des faits et des chiffres

 

Combien la Belgique compte-t-elle de personnes sans abri  ?

Dernière mise à jour : 15/07/2015

En Belgique, il n'existe aucun chiffre officiel concernant le nombre de personnes sans abri, uniquement des évaluations des associations.


Commentaire :

Les personnes sans abri ne sont pas interrogées dans le cadre de l’enquête sur les revenus et les conditions de vie (EU-SILC) – sans doute l’instrument le plus important pour mesurer la pauvreté et l’exclusion sociale au niveau national et européen. Pour combler cette lacune, une enquête sur les revenus et conditions de vie des personnes sans abri et des personnes en séjour illégal a été organisée en 2010 afin d’examiner s’il serait possible à l’avenir d’inclure ces groupes dans les enquêtes sur la pauvreté (recherche menée par le HIVA (KU Leuven), à la demande de et en collaboration avec le Service).

En 2003, FEANTSA évaluait le nombre de personnes sans abri à 17.000 en Belgique. Il faut toutefois manier ces chiffres avec précaution car la Belgique ne procède à aucun recensement officiel (le reste de l'Europe non plus). A cet égard, un des problèmes majeurs est la difficulté de définir le fait d'être sans abri, vu les différentes formes que ce phénomène revêt. En outre, il est difficile de rencontrer les personnes sans abri. Par conséquent, soit les chiffres disponibles sont des estimations soit ils concernent uniquement les personnes sans abri connues par le biais des structures d'accueil. Bien que ces chiffres donnent une idée du groupe de personnes sans abri, il ne faut pas perdre de vue que leur nombre réel est plus élevé.
L’estimation à 17.000 personnes sans abri continue à circuler dans des publications plus récentes
(voir entre autres SPP Intégration Sociale (2012), Focus n° 2 Lutte contre le sans-abrisme et l'absence de chez soi).

En Wallonie, on trouve peu de chiffres relatifs à la problématique du 'sans-abrisme'. Selon les données de Pascal De Decker (2004), 'Belgium National report 2004 for the European Observatory on Homelessness: statistical update', il s'agirait d'environ 5.000 personnes. L'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS, 2007) fait également référence au recensement annuel des personnes sans abri ayant demandé de l'aide ou une adresse de référence au CPAS. Ces chiffres sont difficilement interprétables vu le risque réel de doubles comptages. Il s'agit en outre d'une sous-estimation puisque toutes les personnes sans abri ne font pas appel au CPAS. Le tableau 8a comporte les données relatives à des ménages sans abri en 2005 (tous types de ménages confondus : isolés et ménages avec enfants y compris) après intervention du CPAS.

Tableau 8a : Les ménages sans abri accompagnés par les CPAS, Wallonie, chiffres absolus, 2005

Ménages sans abri aidés

Ménages placés en maison d'accueil

Ménages placés en maison de transit

Résidents permanents dans un camping

Expulsions ayant entrainé l'intervention du CPAS

Bénéficiaires de la prime d'installation

Logements sollicités par le CPAS

Logements obtenus par le CPAS

1050

656

440

1020

1107

1415

264

70

Source : IWEPS (2007), Rapport sur la cohésion sociale en région wallonne. Volet statistique, pp.122-123.

A Bruxelles, La Strada a organisé durant la nuit du 6 novembre 2014 un dénombrement des personnes sans abri et sans chez soi. Dans la Région bruxelloise, 2.603 personnes 'dénombrables' sans abri ont été comptées. Elles représentent cependant un groupe particulièrement hétérogène de personnes, confrontées à des réalités très différentes : 412 personnes (16 %) ont effectivement passé la nuit en rue, 422 personnes (16 %) ont trouvé refuge dans un squat, 193 personnes (7 %) ont logé dans des immeubles occupés après négociation avec les propriétaires. 813 personnes (31 %) ont logé en maison d'accueil agréée, et au moins 316 personnes (12 %) ont passé la nuit dans des homes d'accueil qui ne sont pas agréés (tel quels) par les autorités publiques. 367 personnes (14 %) ont trouvé un toit dans un asile de nuit dans des centres et maisons d’accueil d’urgence. Outre ces 2.603 personnes sans abri, 713 personnes ont trouvé une solution dans un service d'habitat accompagné. En outre, 536 personnes sont aussi hébergées dans un logement de transit. Depuis 2010, le nombre de personnes sans abri et sans chez soi a augmenté de 33 % en Région bruxelloise, notamment dans les situations suivantes : squat (+322 %), services d'hébergement non agréées (SHNA, +67 %), accueil d'urgence (+30 %), rue (+25 %). Ceci s'explique par une augmentation de la pauvreté/précarité à Bruxelles, les difficultés récurrentes de logement, d'emploi et une meilleure collecte de données. (source : La Strada, Troisième dénombrement des personnes sans abri, sans logement et en logement inadéquat en Région de Bruxelles-Capitale, le 06 novembre 2014, Bruxelles: Centre d’appui au secteur bruxellois d’aide aux sans-abri, mars 2015).

En Flandre, le ‘Steunpunt Welzijn, Volksgezondheid en Gezin’ a mené une recherche, à la demande du ministre du Bien-être (‘Welzijn’) qui vise à dénombrer la population des sans-abris et sans chez soi en Flandre. Entre le 15 janvier et le 15 février 2014, 711 adultes et 53 enfants étaient enregistrés en accueil d’hiver; 3019 adultes et 1675 enfants étaient enregistrés dans des centres d’hébergement des CAW’s et des logements de transit des CPAS. Durant le temps de l’enquête, 599 ont été menacés d’expulsion. Les chercheurs reconnaissent que ces chiffres sont une sous-estimation, certainement en ce qui concerne le nombre de personnes qui vivent dans la rue (source : Meys Evy en Hermans Koen (2014), Nulmeting dak-en thuisloosheid, Leuven: Steunpunt Welzijn, Volksgezondheid en Gezin).

D'après l'enquête portant sur l’aide des CPAS aux personnes sans abri du centre OASeS de l'Université d'Anvers en collaboration avec L'Institut des Sciences Humaines et Sociales de l'Université de Liège, ordonnée par le Service SPP Intégration Sociale (2010, p. 77), il y a en moyenne deux fois plus de personnes sans abri en Wallonie qu'en Flandre, par tranche de 10.000 habitants (à savoir 25 et 12). C'est en Région bruxelloise que cette moyenne est la plus élevée, où elle atteint 30 personnes sans abri par 10.000 habitants. Concernant l'évolution du nombre, il y davantage de CPAS flamands qui estiment qu'au cours de ces dernières années, il y a eu une augmentation du nombre de personnes sans abri. Dans la même lignée, plus de CPAS wallons et bruxellois estiment qu'il y a autant de personnes sans abri. Le nombre de personnes sans abri chroniques (personnes qui restent plus d'un an dans cette situation) représente 55 % du nombre total de dossiers 'sans abri' en Région bruxelloise, il diminue presque de moitié en Wallonie avec 28 %, et encore en Flandre avec 16 %.

Le SPP Intégration Sociale fournit quelques données, à savoir le nombre de personnes sans abri recevant une prime d'installation et le nombre de celles bénéficiaires d'un revenu d'intégration sociale subventionné à 100 %.
Une personne sans abri qui trouve un logement, perdant ainsi sa qualité de sans abri, a droit à une prime d’installation (unique). Auparavant, seules les personnes bénéficiaires du revenu d’intégration pouvaient y prétendre
(loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l'intégration sociale -  loi DIS). Depuis le second semestre de 2004, les personnes sans abri qui perçoivent un revenu de remplacement ou un revenu inférieur à un certain montant (celui du revenu d’intégration majoré de 10%) entrent aussi en ligne de compte (article 57bis de la loi du 23 août 2004 modifiant la loi du 8 juillet 1976 organique des centres publics d'action sociale - loi CPAS). Et sur la base du droit à l’aide sociale (DAS), il y a une intervention dans les coûts d’installation pour le logement des demandeurs d’asile indigents.
Le nombre de primes d'installation donne un aperçu du nombre de personnes qui sont sorties, même
parfois seulement de façon provisoire, d’une situation de sans-abrisme. Le nombre annuel total de personnes ayant bénéficié d’une prime d’installation ou d’une intervention dans les frais d’installation est en forte augmentation depuis 2003 (tableau 8b).
 

Tableau 8b : Nombre annuel de primes d'installation selon la réglementation justifiant leur octroi, Belgique 2003-2014

 Année

DIS

Loi CPAS

DAS Total

2003

1.385

0

295 1.680

2004

1.448

0

266 1.714

2005

2.200

8

371 2.579

2006

2.189

31

414 2.634

2007

2.049

1.428

263 3.740

2008

2.689

2.505

7 5.201

2009

3.288

3.742

801 7.831

2010

3.090

4.775

543 8.408

2011

3.027

4.892

1.684 9.603

2012

3.311

4.061

757 8.129

2013

3.652

4.106

18 7.776

2014

4.138

4.156

9 8.303

Source : SPP Intégration Sociale

Lorsqu’une personne perd sa qualité de sans-abri et si elle satisfait aux obligations légales (i.e. ne pas avoir de ressources suffisantes, séjourner légalement en Belgique, …), le CPAS reçoit un remboursement du revenu d’intégration sociale (RIS) à 100 % de l'Etat fédéral durant deux années. 
En 201
4, 6.183 personnes ont bénéficié d'un revenu d’intégration subsidié à 100 % par l'Etat fédéral (tableau 8c). Il s'agit de 3,9 % du nombre annuel de bénéficiaires d’un RIS en 2014. Cela ne signifie pas pour autant que ces 6.183 personnes ont quitté une situation de sans-abrisme en 2014. En effet, en 2011, 1.531 ex-sans-abri avaient débuté leur droit, 339 avaient terminé leur droit dans l’année et 3.553 autres avaient perçu leur RIS de manière interrompue sur plusieurs années. Parmi les bénéficiaires, 57,6 % étaient des femmes, 33 % étaient âgés de 18 à 24 ans et 47,1 % de 25 à 44 ans, 77,8 % étaient de nationalité belge contre 17,2 % de ressortissants hors UE. (SPP Intégration Sociale, Focus n°2. Lutte contre le sans-abrisme et l'absence de chez soi, 26/10/2012, p. 3).


Tableau 8c: L’évolution du nombre de personnes ex-sans-abri ayant bénéficié du revenu d’intégration toute une année subsidié à 100%, la Belgique, 2003-2014

 Année

Nombre annuel

En pourcentage
du nombre de
bénéficiaires du revenu d'intégration sociale

2003

1.898

1,6 %

2004

2.773

2,3 %

2005

2.960

2,5 %

2006

3.417

2,8 %

2007

3.722

2,9 %

2008

4.522

3,4 %

2009

5.598

3,9 %

2010

6.072

4,0 %

2011

5.446

3,7 %

2012

5.666

3,8 %

2013

5.967

3,9 %

2014

6.183

3,9 %

Source : SPP Intégration Sociale



Il est intéressant de se pencher sur les caractéristiques socio-démographiques des personnes sans abri.
L'enquête auprès des personnes sans abri et sans chez soi de 2010 dans le cadre d'une recherche sur des compléments et corrections sur l'enquête EU-SILC, attire l'attention tout d'abord sur la gravité de la situation de pauvreté. 72 % des personnes sans abri et sans chez soi vivent sous le seuil de pauvreté et même bien en dessous du seuil de pauvreté. Il y a des indications spécifiques de privation par exemple le fait de ne pas avoir accès à l’eau potable, à une toilette ou à une douche au lieu de résidence. Le niveau d’instruction de nombreux sans abri est très bas. Un homme sans abri ou sans chez soi sur cinq a travaillé le mois précédent. Il s’agit le plus souvent d’un emploi précaire. La toute grande majorité des répondants sont isolés. 24 % des sans abri et sans chez soi estiment être en ‘mauvaise’ ou ‘très mauvaise’ santé. Il est frappant de constater l’importance des affections psychiques et nerveuses. La consommation d’alcool d’un quart des sans abri est excessive. Pas mal de malades ne font pas appel à un médecin pour raisons financières.

Les résultats du dénombrement en 2014 des personnes sans abri et sans logement en Région de Bruxelles-Capitale montrent que les hommes sont les plus représentés (56 %), surtout en rue (78 % contre 22 % de femmes). 32 % des personnes dénombrées ne bénéficient d'aucune prise en charge ou d'encadrement, du moins en termes de logement. Il s'agit des 16 % de personnes dormant en rue et des 16 % en squats.

Le tableau 8d donne un aperçu de quelques caractéristiques socio-économiques des personnes sans abri en Flandre pour la période 2005 – 2013 Les chiffres sont basés sur le système informatique de collecte de données 'TELLUS' des centres autonomes d’aide sociale générale (CAW's). Il prend en compte tous les usagers qui bénéficient d’un accompagnement par le secteur, qu’il s’agisse de l’ accueil de crise, de l’accueil résidentiel ou de l’accompagnement, comme le logement accompagné. En 2013 le nombre total d’usagers accueillis s’élevait à 113.180; le nombre total de personnes accompagnées s’élevait à 40.251 (en ambulant et en résidentiel ). La plupart des personnes sans chez soi sont isolées : pas mariées (61 %) ou divorcées (20 %). Elles ont souvent moins de 30 ans (55 %).

Tableau 8d : Profil socio-économique des personnes sans abri (en %), Flandre, 2005-2013

Caractéristiques

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

Femmes

36

37

33

38

39

39

40

41

41

< 30 ans

51

51

52

48

48

51

56

55

55

30-50 ans

34

38

34

35

35

33

29

28

28

> 50 ans

13

13

14

17

18

16

15

15

15

Allochtones*

30

31

27

25

25

27

27

27

29

Célibataires

65

65

66

65

64

65

63

63

61

Séparés

19

20

19

21

21

22

22

20

20

Diplôme du primaire au maximum

31

30

30

28

28

30

29

30

30

Enseignement secondaire inférieur seulement**

51

52

23

22

21

21

20

20

20

Taux d'emploi

11

15

12

13

12

12

13

12

12

Emploi = principale source de revenu

11

12

13

13

12

13

13

12

12

Allocation de chômage***

38

36

37

36

35

35

34

32

31

Aide sociale (CPAS)

17

18

18

18

18

18

18

18

18

Revenu égal ou inférieur au revenu d'intégration sociale****

54

52

54

33

32

30

31

30

30

Pas de revenu

29

29

29

24

26

28

27

25

25

* Depuis 2005, ce concept est défini en fonction de 'l'origine', à savoir : 'Un ou deux parent(s) ou grand-parent(s) ne sont pas nés en Belgique'. Il s'agit ici d'une définition large.
** Dans le système d'enregistrement des usagers Tellus,
avant 2007, aucune distinction n'était faite entre l'enseignement primaire et secondaire.
*** Il s'agit de toutes les allocations sociales à l'exception de l'allocation aux personnes handicapées et de l'aide sociale.
**** Jusqu’en 2007 compris, la catégorie ‘pas de revenu’ était aussi prise en considération.

Source : Tellus cliëntregistratie CAW's tel que repris dans le tableau dans Dierckx Danielle, Coene Jill, Raeymaeckers Peter (red.) (2014), Armoede en sociale uitsluiting. Jaarboek 2014, Leuven: Acco, p. 404.


Il est sortit de la concertation relative aux sans abris en Belgique organisée par le Service - une concertation basée sur les expériences des personnes concernées et des associations qui travaillent au quotidien avec elles - que les profils et les parcours de vie des personnes sans abri divergent profondément. Un point commun est le passé institutionnel : les prisons, les institutions d'aide à la jeunesse, les hôpitaux. Mais le point commun le plus important entre eux est la désaffiliation, la rupture du lien social. En effet, il est extrêmement difficile à maintenir les liens familiaux et sociaux dans ces circonstances de grande pauvreté.

 

Quels sont les problèmes auxquels les personnes sans abri doivent faire face? Autant en Flandre qu'en Wallonie, le principal problème des personnes sans abri est le manque de logement à un prix abordable, selon l'enquête portant sur l’aide des CPAS aux personnes sans abri effectuée par le centre OASeS de l'Université d'Anvers et l'Institut des Sciences Humaines et Sociales de l'Université de Liège (2010). Le manque de revenus suffisants vient en seconde position des problèmes. Les situations de familles disloquées sont mentionnées en troisième lieu en Wallonie et en sixième position en Flandre. Le manque de réseau social est aussi un problème très présent dans les deux Régions. Les problèmes moins présents dans les deux Régions sont les problèmes de santé physique.

La proportion de personnes sans abri avec des problèmes de santé est néanmoins très importante. Les personnes sans abri minimisent leurs problèmes de santé, comme si elles n’attachaient plus d’importance à leur corps. Pourtant, toutes les études s’accordent sur la prévalence de certains troubles de santé chez les personnes sans abri par rapport à la population générale. Parmi ceux qui sont régulièrement cités, on retrouve : des blessures, des problèmes dentaires, la gale, des maladies respiratoires et des troubles cardio-pulmonaires, des maladies infectieuses (principalement VIH, tuberculose et hépatite), des troubles de la santé mentale. La dépendance à l’alcool, au tabac ou à une drogue est très fréquente chez les personnes sans abri. Il faut ajouter à cette liste les troubles liés à l’usure prématurée : image de soi dégradée, vie sociale diminuée, perception d’un regard négatif de la société. Cette usure prématurée, la plupart du temps préexistante à la situation de sans-abri, s’accélère encore durant un séjour à la rue ou dans un centre d’hébergement. Ces situations sont génératrices d’insécurité, laquelle influe négativement sur la santé physique et mentale. Le manque de sommeil notamment a un impact majeur sur la santé. La privation de sommeil engendre des troubles psychiques. (source: Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale (2010), Lutte contre la pauvreté. Rapport 2008-2009 – Partie 2. Pour une approche cohérente de la lutte contre le 'sans-abrisme' et la pauvreté, p. 32).

Ce qui frappe également, c'est que la vie des personnes sans abri se caractérise par une répétition de ruptures, de l'enfance à l'âge adulte. Interrogées sur leur vécu, les personnes rencontrées dans le cadre d'une étude participative effectuée par l'Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale entre août 2009 et février 2010, parlent d'un 'mauvais départ' : des situations familiales parfois compliquées, du rejet et des abandons, une vie en institution, les dettes, la violence, des troubles mentaux, l'alcoolisme, des difficultés de logement et parfois des expériences d'expulsions, une vie sans perspective d'avenir. Les situations vécues par les personnes sans abri sont souvent reproduites de génération en génération. (source : Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale (2010), Vivre sans chez soi à Bruxelles. Rapport bruxellois sur l'état de la pauvreté 2010, Commission communautaire commune, p. 73).

 

Dernière mise à jour : 15/07/2015