La jurisprudence comprend l’ensemble des décisions rendues par les juridictions judiciaires et administratives. Il s’agit, par exemple, des jugements des tribunaux de première instance, des arrêts des cours d’appel ou des arrêts du Conseil d’État. La loi étant formulée de manière générale et abstraite, il appartient au juge de l’appliquer aux cas particuliers. Ce faisant, les juges interprètent la loi. Leurs décisions sont donc importantes : elles éclairent la manière dont la législation doit être appliquée.
Toutes les décisions n’ont pas la même « valeur » ni la même « autorité ». Les décisions des juridictions supérieures ont plus de poids que celles des juridictions inférieures. Ainsi, les décisions de la Cour de cassation sont, en règle générale, suivies par toutes les juridictions situées plus bas dans la pyramide judiciaire. Il n’est toutefois jamais exclu qu’un juge donne à une règle une interprétation contraire à la jurisprudence dominante, y compris à celle des juridictions supérieures. La prudence est donc de mise. On peut certes invoquer une jurisprudence favorable à l’appui de sa cause, mais il ne faut jamais perdre de vue qu’elle peut évoluer au fil des années et varier selon l’arrondissement judiciaire.